samedi 31 janvier 2015

"Mal dans la peau" de Ghislaine Bizot




Titre du roman : 
 Mal dans la peau
Auteur : Ghislaine Bizot
Nombre de pages :  210
Éditeur : Éditions calepin
Date de parution : 2013
Genre : contemporain
Dans ma bibliothèque : oui
Date de lecture : janvier 2015 
Note de Sybelline : 08/10


 





  
L'histoire
Marie et Carole, deux amies d'enfance originaires de Lille, se trouvent séparées quand Carole part vivre avec son mari Fabrice dans un petit village retiré de l'arrière-pays niçois. Elles décident alors de s'écrire, mais au cours de ces échanges, la Carole que Marie connaissait si bien semble peu à peu s'effacer... Que lui arrive-t-il et quel secret cherche-t-elle à cacher derrière ces mots si minutieusement pesés ?

L'avis de Sybelline


Une fois de plus je colle à l'actualité. Il y a eu récemment la diffusion du film 'L'emprise' sur une chaîne publique, l'histoire d' Alexandra Lange, femme battue acquittée pour le meurtre de son mari, les médias ont donc beaucoup parlé de la violence conjugale, sujet grave et urgent - "En France, une femme sur dix déclare avoir subi des violences conjugales" (source : www.stop-violences-femmes.gouv.fr/). Et beaucoup trop en meurent..

Suite à la présentation de ce roman par Régine de l'association LIRE C'EST LIBRE et à la venue de l'auteure au 1er salon littéraire à la mairie de Paris 7éme le 31.01.2015 > on y était, on vous en parle ICI. > Je me suis empressée d'acquérir ce roman et je l'ai littéralement dévoré. 

Je ne suis pourtant pas fan des romans épistolaires = une correspondance fictive entre les personnages d'un roman - Dans ce roman, cela ne m'a pas dérangé !  (peut-être que je vais m'atteler prochainement à réessayer de lire "Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates" que j'avais abandonné en cours de lecture). 
Pas de connexion Internet, pas de téléphone, d'où la correspondance écrite : il y a les échanges entre Carole et Marie, et il y a les échanges entre Carole et ses parents à qui elle ne dit rien.

Extrait :
«Fabrice aime Carole. Carole aime Fabrice. »

Ce moyen de récit permet de comprendre le cheminement de Carole, les contradictions dans le récit des faits...  Carole est dans le déni, elle accepte l'inacceptable, aveuglée par son amour, voulant croire à son couple... Marie va peu à peu percevoir le mal-être, le par-être (paraître) et comprendre que sa meilleure amie lui ment et surtout se ment à elle-même...  Peu à peu la violence et la peur transparaît dans les écrits de Carole et l’inquiétude dans ceux de Marie.

DEDICACE
Merci à l'auteur pour ses mots
 31.01.2015

Extrait :
"Paraître et être. Elle a toujours pensé qu’il faudrait mieux écrire «Parêtre» puisque paraître n’est qu’une protection de l’être. Elle doit se taire, ne pas dire son émotion. Cacher.  "
J'ai aimé les petits paragraphes en italiques qui amènent du poids et de l'épaisseur aux sensations de Carole. 

J'ai beaucoup aimé ce roman traitant d'un sujet actuel et grave, la lecture est agréable, avec des mots simples, un déroulement crescendo... On a envie d'aller chercher Carole, de lui dire : PARS VITE !
La violence est inacceptable dans le couple/la famille, la violence s'insinue dans la sphère intime, elle est vite quotidienne et détruit directement l'être... Il ne faut pas la laisser s'installer même un peu (pas si évident)... Lorsqu'il est question d'amour et de liens intimes,  l’asservissement peut facilement se faire, les rabaissements, les disputes, les mots... Les maux !!!! 

LA VIOLENCE NE DOIT PAS EXISTER DANS LE COUPLE 
(et même ailleurs). 

Lorsque les mots violents arrivent, comme des 'claques verbales', il faut s’alarmer... Soyez vigilants. Un roman peut aider, le dialogue est important !
Les mots pour éviter les maux...

Pour aller + loin > Interview de Ghislaine Bizot par Ludovic Grignion - Chroniqueur littéraire de  Lire c’est libre.

Récap du mois de janvier 2015


Oh mais le mois de janvier 2015 est déjà terminé !

Après une panne de lecture entre décembre et mi janvier, dû aux fêtes et aux événements du 11 janvier 2015, j'ai repris presque mon rythme.

De jolies choses ce mois-ci :
2 coups de coeur
2 bannières,
un salon littéraire,
pleins d'achats est-ce bien raisonnable , je ne crois pas...



Nouvelles bannières du site & page
 merci  Feather Wenlock (page facebook)



 Le blog a dépassé les 100 000 visites
 
 +
En ce début d'année, un peu de sagesse



Mes lectures du mois de Janvier 2015

 

Les écorchés vifs (Les rédempteurs) > Mon avis
Mademoiselle des tic-tac > Mon avis
Mal dans la peau > Mon avis

+
EN COURS DE LECTURE



Mes acquisitions
--------------

P'tit tour à ma librairie d'occaz


SOLDES FNAC
Réception commande



Petite surprise de la part de ma partenaire


 

 Livres acquis et dédicacés

@IMM


 LEs challenges en cours
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Rejoignez-nous !  
Aucun livre lu ce mois-ci
organisé par Du Temps Pour Lire
CINÉMA




 Les souvenirs > Mon avis
Taken 3 > pas de chronique  
 Charlie mortdecai > pas de chronique 

NOUVEAU + de cinéma > Ma page facebook CINEMA
Sybelline fait son cinéma



MERCI A TOUS !

Le bilan de mes partenaires 

  • I Faut Lire
  • Sariahlit
  • Les lectures de Lailai

mardi 27 janvier 2015

La demoiselle des tic-tac de Nathalie Hug ♥






Titre du roman : 
 La demoiselle des tic-tac
Auteur : Nathalie Hug
Nombre de pages : 168
Éditeur : Editions Livre de Poche
Date de parution : NC
Genre : Historique, drame
Dans ma bibliothèque : oui
Date de lecture : janvier 2015 
Note de Sybelline : 10/10


L'histoire
Rosy et sa mère ont quitté Ludwigshafen en 1937 pour une vie meilleure en France, dans un petit village de Moselle. Or, personne n'a oublié l'annexion de 1871 et rares sont ceux qui leur tendent la main. Il est vrai que Mutti admire Hitler, méprise les curés, les Juifs et les fonctionnaires, et que Mein Kampf est son livre de chevet... Pour Rosy, dix ans, la vie n'est pas drôle tous les jours.
Quand en 1940, Hitler s'empare de la Moselle, leurs conditions de vie s'améliorent. Pas pour longtemps. Entre novembre 1944 et mars 1945, alors que les Alliés pilonnent la région, Rosy et sa mère se terrent à la cave. Pour tenir, Rosy se raccroche à ses souvenirs, avec de maigres provisions et pour toute compagnie une petite poule et de drôles d'araignées aux pattes fines, que son oncle Edy, qu'elle aimait comme un père, surnommait les tic-tac.
Dédicace de l'auteur. Merci

L'avis de Sybelline :


La région Alsace-Moselle, déchirée depuis 1870 entre d'abord la Prusse puis l'Allemagne et la France, Rosy est allemande, sa mère est fan d'Hitler, elle est détestée par ses camarardes. Puis lors de l'invasion allemande, elle suit les camps de la jeunesse hitlérienne, elle pense qu'Hitler va les sauver. Rosy doute tout de même, elle espère que Dieu lui pardonnera malgré qu'elle ne soit pas pieuse... Elle n'est pas d'accord sur tout ce que dit le fuhrer mais si sa maman y croit... Elle y croit, enfin elle essaye.

Terrée dans sa cave écroulée, les américains bombardent son village, Rosy nous raconte son histoire,... Elle nous raconte son angoisse des tic-tac, son amitié avec sa poule Cosette, son amour pour sa maman - bien que celle-ci soit très austère - son ami Andy avec qui elle parcourait la campagne, son papa Peter qui est parti, oncle Edy qui est parti à la guerre et qui lui manque, sa peste de cousine Anne-mie et sa grand mère Oma chouchou. 

Etre regrets, espoirs, questionnements, pleurs et désespoirs... Elle essaye de survivre parmi les décombres. 


Une histoire touchante, une écriture agréable à lire, une lecture additive, on n'a pas envie de laissée Rosy seule dans sa cave, je l'ai lu en même pas 2 jours. C'est intéressant d'avoir ce témoignage.  Ce n'est pas Anne, petite fille juive cachée dans un recoin de l'appartement et écrivant son journal... C'est Rosy, petite fille allemande cachée dans la cave de sa maison.


Les enfants ont été les victimes dans les 2 camps.
"Ma mère m'avait enseigné qu'il ne faut pas toujours dire ce qu'on pense, sous peine de ne jamais plus avoir l'occasion de le dire." (page 73) 

D'autres avis

    c'est lundi, que lisez vous ?


    C'est un rendez-vous initié par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.
     
    On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
    1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
    2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
     3. Que vais-je lire ensuite ?

    1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?

    2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
     Lecture en cours

     3. Que vais-je lire ensuite ?



    samedi 24 janvier 2015

    In my Mailbox (2015-03)

    In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie, et repris par Lilie qui a fermé son blog, c'est donc de nouveau repris par le blog "Lire et mourir" tous les dimanches , chez qui sont regroupés tous les participants. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.


    SOLDES FNAC
    Réception commande
    livre poche  : 2 + 1 offert
    J'ai lu :  2 + 1 offert (que j'ai déjà)

    "Exit music" de Ian Rankin
    À une semaine de la retraite - « jour de la montre en or » -, Rebus ne se résigne pas à partir sans avoir réglé certains comptes. Surtout avec Big Ger Cafferty, le caïd d’Edimbourg lié avec le pouvoir politique et la haute finance, et qu’il n’est toujours pas parvenu à faire tomber. Le meurtre d’un poète russe dissident offre à Rebus sa dernière occasion d’y parvenir. Pour ses supérieurs, il ne s’agit que d’une agression banale qui a mal tourné. Vu les indices, c’est peu probable… Ayant mis au jour des liens entre une délégation d’hommes d’affaires russes, un député nationaliste du Parlement écossais, une banque puissante qui a le vent en poupe et… Cafferty, Rebus croit tenir sa vengeance. Une dernière fois, il œuvre dans son coin en dépit des instructions, réussit à se faire mettre à pied trois jours avant la retraite, et dénoue avec son flair inimitable les fils tordus du piège qu’on lui tend. Dans la guerre de fond séculaire entre le vice et la vertu, il semble que Rebus ne l’emportera jamais contre le monde des nantis, des arrogants et des renvois d’ascenseur. Mais il partira la tête haute.
    "L'homme qui ne savait pas dire non" de Serge Joncour
    "Parfois le soir, seul devant la glace, il avance ses lèvres pour dire le mot, il les rassemble comme pour une moue ou un demi-baiser, il tend la bouche vers l'avant et cale les incisives pour souffler la décisive consonne, mais là le mot ne vient pas, il lui reste sur la langue comme un noyau de cerise, un chewing-gum qui refuserait de buller."On n'imagine pas dans quel embarras de ne plus pouvoir recourir à ce simple petit mot de négation si pratique dans la vie courante. C'est pourtant ce qui arrive à Beaujour, simple employé dans un institut de sondage. Grâce à un atelier d'écriture, il part à la recherche du mot perdu, quitte à remonter toute l'histoire.Avec la sensibilité qu'on lui connaît, Serge Joncour multiplie les scènes cocasses et compose un véritable roman des origines. 
    "La nostalgie heureuse" d'Amélie Nothomb
    "Tout ce que l’on aime devient une fiction. La première des miennes fut le Japon. A l’âge de cinq ans, quand on m’en arracha, je commençai à me le raconter. Très vite, les lacunes de mon récit me gênèrent. Que pouvais-je dire du pays que j’avais cru connaître et qui, au fil des années, s’éloignait de mon corps et de ma tête ? ".
     "L'atelier des miracles" de Valérie Tong Cuong
    Prof d’histoire-géo mariée à un politicien narcissique, Mariette est au bout du rouleau. Une provocation de trop et elle craque, envoyant valser un élève dans l’escalier. Mariette a franchi la ligne rouge.
    Millie, jeune secrétaire intérimaire, vit dans une solitude monacale. Mais un soir, son immeuble brûle. Elle tourne le dos aux flammes se jette dans le vide. Déserteur de l’armée, Monsieur Mike a fait de la rue son foyer. Installé tranquillement sous un porche, il ne s’attendait pas à ce que, ce matin, le « farfadet » et sa bande le passent à tabac.
    Au moment où Mariette, Millie et Mike heurtent le mur de leur existence, un homme providentiel surgit et leur tend la main – Jean, qui accueille dans son Atelier les âmes cassées, et dont on dit qu’il fait des miracles.
    Mais peut-on vraiment se reconstruire sans affronter ses fantômes ? Avancer en se mentant et en mentant aux autres ? Ensemble, les locataires de l’Atelier vont devoir accepter leur part d’ombre, tandis que le mystérieux Jean tire les ficelles d’un jeu de plus en plus dangereux.

     "La demoiselle tic-tac" de Nathalie Hug
     Rosy et sa mère ont quitté Ludwigshafen en 1937 pour une vie meilleure en France, dans un petit village de Moselle. Or, personne n'a oublié l'annexion de 1871 et rares sont ceux qui leur tendent la main. Il est vrai que Mutti admire Hitler, méprise les curés, les Juifs et les fonctionnaires, et que Mein Kampf est son livre de chevet... Pour Rosy, dix ans, la vie n'est pas drôle tous les jours.
    Quand en 1940, Hitler s'empare de la Moselle, leurs conditions de vie s'améliorent. Pas pour longtemps. Entre novembre 1944 et mars 1945, alors que les Alliés pilonnent la région, Rosy et sa mère se terrent à la cave. Pour tenir, Rosy se raccroche à ses souvenirs, avec de maigres provisions et pour toute compagnie une petite poule et de drôles d'araignées aux pattes fines, que son oncle Edy, qu'elle aimait comme un père, surnommait les tic-tac.

    "Planète à louer" de Yoss

    « Toute ressemblance entre la Cuba des années 1990 et cette terre du XXIe siècle est purement intentionnelle »

    Dans un futur indéterminé, une guerre nucléaire totale est sur le point d'éclater. Afin de sauver la Terre, des espèces extraterrestres en prennent possession, après avoir fait montre de leur force en annihilant l'Afrique. Ils y imposent des règles draconiennes visant à rétablir l'équilibre écologique. Un siècle plus tard, notre planète est redevenue un paradis, un « monde souvenir », où les riches xénoïdes viennent faire du tourisme. Mais derrière l'image d'Épinal, les conditions de vie des Terriens sont loin d'être idylliques. Buca, la prostituée, Moy, l'artiste métis ou Alex, le scientifique de génie, tous n'aspirent qu'à une seule chose : fuir... partir... s'exiler... quitter la Terre... par tous les moyens !

    @IMM



    "Pour lui" de Merry Daurey (nouvelle) e-book
    Dans la salle d'attente d'un hôpital, Amélie fait une rencontre qui pourrait bien avoir une influence non négligeable sur son avenir. En proie à un choix qui ne sera pas sans conséquence, Amélie tente de faire face et se bat pour ses convictions. Mais que faire, quand cela signifie de renoncer à l'amour?

    "La liste de Noël" de Jojo Moyes (nouvelle) e-book
    Veille de Noël. Chrissie fait ses derniers achats dans l’effervescence de Londres.
    Pour Noël, elle reçoit sa belle-mère. Alors que, sur ordre de son mari, elle se met en quête d’un parfum introuvable et du seul fromage que tolère sa belle-mère, sa rencontre avec un chauffeur de taxi lui ouvre les yeux. Elle n’a aucune envie de passer Noël en famille cette année...

    vendredi 23 janvier 2015

    Les écorchés vifs (Les rédempteurs) d'Olivier Vanderbecq ♥







    Titre du roman : Les écorchés vifs (Les rédempteurs)
    Auteur : Olivier Vanderbecq
    Nombre de pages : 428
    Éditeur : Éditions Amalthée
    Date de parution : 2014
    Genre : Policier / Thriller 
    Dans ma bibliothèque : oui
    Date de lecture : Déc 2014 -janv 2015
    Note de Sybelline : 10/10



    L'histoire
    Un élégant quadragénaire en route pour le sud de la France.
    Un jeune flic alcoolique sur la sellette.
    Une pauvre gamine paumée.
    Une communauté de gitans.
    Rien ne les prédisposait à se rencontrer.
    Et pourtant…
    Entre la capitale des Flandres et une petite station de Haute-Savoie, leurs routes vont se croiser, leurs destins se lier et leurs vies basculer.
    Pour vivre.
    Ou juste survivre !

    L'avis de Sybelline :

    Merci beaucoup à l'auteur qui a eu la gentillesse de nous proposer son roman lors de notre concours de la Rentrée 2014. Merci pour son écoute et son humour. 

    Merci pour sa patience, car j'ai trainé dans ma lecture...

    J'ai vraiment beaucoup aimé la "cavale" de ces deux écorchés vifs se battant contre leurs démons internes. Ils ne sont pas dans le même camp, l'un truand, l'autre flic et pourtant ils ont beaucoup en commun et ils cherchent tous deux une rédemption (une rachat de leurs fautes et erreurs, le pardon, à aller vers le bien... vers un bonheur perdu ou non encore trouvé).

    Pierre, truand, ancien légionnaire, la quarantaine passé. Il avait une vie de famille avant, il avait l'amour, l'équilibre, tout ce dont on rêve et il a brusquement tout perdu. Tout a basculé, il s'est alors égaré. Ses blessures passées sont revenues le hanter, sa rage d'enfant unique écrasé par une famille qui demande la perfection, toute cette violence enfouie en lui et qu'il avait difficilement réussit à canaliser, tout a refait surface...
    "Je ne serai qu'un écorché désespéré parmi tant d'autres. Errant de par le monde en quête de la fin. Un vagabond. L'oubli ne s'est pas montré et la rédemption n'est par venue" (page 285)
    A la moitié de la lecture, on fait connaissance avec le lieutenant Damien Glob, 29 ans, il n'a pas de vie de famille, il est incapable de s'aimer et d'aimer... c'est un handicapé des sentiments... Il a le flair et l'inconscience, cette folie qui le pousse toujours plus loin dans la résolution des enquêtes irrésolues, il est bafoué par sa hiérarchie qui désapprouve ses méthodes. C'est le vilain petit canard, celui que l'on fuit. D'ailleurs il se fuit, il culpabilise, il boit plus que raison...
    "Bousillé par son enfance, ravagé par un profond besoin d'exister et de briller dans tout ce qu'il entreprend (c'est ce que dit son psy) (page. 155)

    Ils sont tous deux détruits de l'intérieur, tous les deux malmenés par la vie, ce sont des fauves, ils ont une revanche à prendre, blessés par leur éducation, par des pères trop autoritaires et castrateurs. J'ai parfois eu l'impression que i Damien étant l'avant-Pierre...
    "Des années à refuser ma nature, à accepter mes frustrations et mes manques" (page 266)

    Pas étonnant qu'ils se reconnaissent" lorsqu'ils se rencontrent.

    "Flic ou criminel, face à un flingue, quelle est la différence ?" - Les Infiltrés (page 153)

    Et au milieu de toute cette violence, il y a Alicia, 14 ans... 
    Qui est-elle ? Que va-t-il lui arriver ?
    Il faut le lire pour le savoir...  
    Je vous le conseilles vivement.  

    Pour conclure, je dirais que dans ce roman, il y a le son et l'image, il y a de l'action : Pierre est un peu comme Liam Nesson dans 'Taken' : un professionnel, il sait les failles de ses ennemis, il contrôle (ou presque) la situation et la tourne à son avantage. 

    Les scènes de fusillades et d'affrontements sont percutantes, les courses poursuites haletantes et les échanges verbaux incisifs. 

    Dans ce roman, il y a la richesse des introspections : les confidences de l'un et l'autre. Leurs failles sont si bien retranscrites, cela donne de l’épaisseur aux personnages, on ressens leur sensibilité exacerbée d'où découle cette rage, ce besoin de tout contrôler, d'être autre... de tout détruire... pour reconstruire ?

    Ces écorchés vifs ont attachants. Il y a de l'humanité en eux malgré toute la violence accumulée

    J'ai aimé aussi les petites citations littéraires, cinéma et paroles de chansons, réflexions sur la vie, ces mots posés au bon moment en filigrane.

    Et donc que se passe t-il réellement dans ce roman ? 


    DOnc... COUP DE COEUR et.. il y a une suite, c'est actuellement en écriture.. 
    Et il y en aura un 3ème, c'est une trilogie.

    .... VIVEMENT !

     

    jeudi 22 janvier 2015

    [vie du blog] Nouvelles bannières



    2 bannières réalisées par Feather Wenlock (page facebook)  

    Le choix est difficile, elles sont toutes les 2 magnifiques,la bannière avec dominante verte sera donc sur le blog, la bannière à dominance bleue est sur la page Facebook liée au blog.

    Merci à Rachel, l'illustratrice Rachel Berthelot qui a fait un superbe travail.

    Feather Wenlock

    Présentation > Site Internet

    La boutique de Feather Wenlock a ouvert ses portes sur le Chemin de Traverse au printemps 2014, entre l'atelier de Madame Guipure et la célèbre banque des sorciers Gringotts.

    Malgré sa jeunesse, la sorcière espère percer autant dans le monde sorcier que dans le monde moldu.
    Vous trouverez dans sa boutique des illustrations, des couvertures de roman, des images pour écrans moldus, mais vous pouvez également personnaliser votre commande de retouche-photo ou bien de montages ! Que vous faut-il de plus pour embellir vos œuvres ?

    Et si le nom "Wenlock" vous dit quelque chose, c'est parce que son ancêtre Bridget Wenlock était une arithmagicienne de renommée, qui a établi les propriétés magiques du chiffre sept ! La jeune sorcière suit donc les traces de sa famille dans la célébrité

    samedi 17 janvier 2015

    Dans my wishlist (13)

    Rendez-vous crée par Book Chick City et repris en français par Chica’s Booksland.
    Tous les samedis : on prend un livre de notre wishlist et on explique pourquoi il nous fait tellement envie.


    Je reprends ce RDV pour vous parler d'un roman qui sort prochainement, j'avais beaucoup aimé lire "Une année studieuse",la suite de l'histoire m'interesse et me tente.
    Anne Wiazemsky traverse 1968 au côté d'un Godard de plus en plus ombrageux. "Une année studieuse" (2012) se terminait par le mariage d'Anne Wiazemsky et Jean-Luc Godard en 1967. "Un an après" s'ouvre en 1968. 

     EDITIONS GALLIMARD
    Sorti le 8 janvier 2015


    "La réussite d'Anne Wiazemsky tient à ce regard de grande enfant espiègle, qui restitue « l'énergie vitale propre à ce printemps lumineux » avec une fraîcheur intacte. Un regard qu'elle pose aussi sur les monstres sacrés autour d'elle : Brel, Deleuze, Pasolini et Bertolucci, les Beatles et les Stones, sans oublier Godard, bien sûr, imprévisible et terrifiant."  
    Le Figaro

    "Au fil de ces pages écrites avec une délicatesse teintée d'émerveillement et de sensualité, on assiste simultanément à la suite chaotique des événements et au délitement inéluctable d'un couple. De même que sombrera Mai 68, sombrera le couple Godard-Wiazemsky. On regrette ici mélancoliquement les deux."  
    Télérama

    EXTRAIT
    «La traque des étudiants se poursuivait boulevard Saint-Germain et rue Saint-Jacques. Des groupes de jeunes, garçons et filles mélangés, se battaient à mains nues contre les matraques des policiers, d’autres lançaient différents objets ramassés sur les trottoirs. Parfois, des fumées m’empêchaient de distinguer qui attaquait qui. Nous apprendrions plus tard qu’il s’agissait de gaz lacrymogènes.
    Le téléphone sonna. C’était Jean-Luc, très inquiet, qui craignait que je n’aie pas eu le temps de regagner notre appartement. "Écoute Europe numéro 1, ça barde au Quartier latin!" Nous étions le 3 mai 1968.»
    Lisez les premières pages en ligne : http://bit.ly/17hWqcw

    In my mailbox (2015-02)

    In My Mailbox a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie, et repris par Lilie qui a fermé son blog, c'est donc de nouveau repris par le blog "Lire et mourir" tous les dimanches , chez qui sont regroupés tous les participants. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.



    Reçu via l'auteur :
    e-book
    Deux héros singuliers que rien ne rapproche à priori :

    Elle, qui se fait appeler Cassandre, étudiante en première année de droit. Mélancolique, elle sort d’une adolescence fragile, aspire à connaître l’amour et à renaître sous une nouvelle identité.

    Lui, Patrizio di Ponte, philosophe à succès, électron libre qui vit dans l’instant présent, auteur d’une œuvre prolifique, poète et photographe à ses heures. Il travaille sur une encyclopédie du plaisir, terré dans son appartement milanais de la via Borromei. Un homme mûr qui croit être à l’abri des attachements : il voit passer un papillon qu’il pense pouvoir attraper dans ses filets pour vivre « une complicité sans complexité », une expérience sensuelle éphémère.
    Elle a vingt ans, il en a soixante-dix.
    Rencontre hasardeuse, improbable, qui aurait pu virer au cliché, mais devient contre toute attente une alchimie profonde et tumultueuse. Elle obligera les deux personnages à revoir leurs certitudes, affronter leurs plus grandes peurs, et baisser leurs armes.

    Une histoire teintée de tendresse et nostalgie sur un amour inattendu et bouleversant. Alessia Valli vit à Paris. La nostalgie du crépuscule est son premier roman.

    mercredi 14 janvier 2015

    [cinéma] Les souvenirs

     


    Réalisé par Jean-Paul Rouve
    Avec Michel Blanc, Annie Cordy, Mathieu Spinosi , Chantal Lauby, Jean-Paul Rouve, Audrey Lamy... 
     


     L'histoire

    Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l'instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s'en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu'à une chose : séduire une fille, n'importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu'elle fait avec tous ces vieux. Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s'est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs…


    MON AVIS

    J'ai vu ce film en avant-première hier soir, il est sorti sur les écrans ce jour. un très joli film inter générationnel. Un film qui fait du bien. Une jolie histoire bien interprétée.

    Que reste t-il de nos amours ? 
    (chanson interprétée par Julien doré, très joli même) 

    A travers Romain - Mathieu Spinosi lumineux - qui recherche l'amour, son père - Michel Blanc, formidable dans un role qui lui va : sensible et perdu - en dépression >  partir en retraite oui ? mais que faire après ? Comment raviver son couple, sa femme ne s'y retrouve plus  - Chantal Lauby épatante -  ? Le grand père n'est plus là, la grand mère - Annie Cordy touchante - se retrouve seule, fragile ? Que faire ? Une maison de retraite ? cela rassure ses fils, ah non ! > Elle décide donc de s'évader...

    Tout ce petit monde recherche l'amour... 
    Le temps a passé, et il faut avancer différemment...
    Il faut aller voir le film pour découvrir comment tout ce petit monde va trouver sa place...

    C'est émouvant et cela fait du bien. 
    C'est joliment filmé, attendrissant et souvent drôle.



    Adapté d'un roman de David Foenkinos 

     
    Livre non lu